Libre voyageur

Flâneries indiscrètes dans un vaste monde

Durian

Saïgon, Vietnam.

Le durian fait l’objet d’un ostracisme marqué dans toute l’Asie : partout où je vais le dessin caractéristique de ce fruit est barré d’un trait rouge, dans les hôtels, dans les bus, dans les taxis, dans le métro, et même dans les ascenseurs.

J’ai déjà raconté combien son odeur était intéressante, et lui valait un tel traitement. Pourtant, le durian jouit d’une faveur particulière chez les amateurs, c’est un fruit prisé, et, de là, plutôt cher.

En intrépide aventurier que je suis, j’ai décidé de tenter l’épreuve. L’officiante a ouvert la chose, et j’ai découvert que l’intérieur en était composé de compartiments contenant des sortes de boudins jaunes, à peu près de la taile d’un… de… enfin… d’un gros doigt.

Elle m’a tendu un genre de sac plastique transparent, j’ai mis quelque temps à comprendre qu’il s’agissait d’un gant. Diable ! Un gant ? Pourquoi donc un gant ? L’aventurier en moi commençait déjà à enjamber le rebord de la fenêtre pour s’éclipser discrètement…

Mon cœur s’est néanmoins raffermi, j’ai enfilé le gant, j’ai pris le boudin dans ma main. J’ai ensuite porté l’offrande à ma bouche et j’en ai dégusté la chair…

Voilà ! C’est tout ! Pour en connaître la saveur, la texture, le parfum, vous n’avez qu’à essayer, bande de mauviettes !

En passant, je me dis que si la mouffette avait un tel goût, on ferait certainement une plus grande consommation.

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