Libre voyageur

Flâneries indiscrètes dans un vaste monde

Massage, massage, body one-one

Saïgon, Vietnam.

Voici un sujet que je n’ai guère abordé jusqu’à présent.

Du temps de l’Indochine française et jusqu’à la chute du régime sud-vietnamien et au départ de son « allié » américain, Saïgon était LA ville des plaisirs, licites ou illicites, des francs plaisirs ou des passions frelatées.

Depuis une quinzaine d’années, à la faveur de la libéralisation économique, Saïgon semble échapper quelque peu à l’emprise du régime d’Hanoï, la capitale du Nord, aux moeurs plus sévères, moyennant, sans doute, l’attribution de grasses prébendes aux caciques du Parti.

On voit donc fleurir un peu partout des salons de massage, des salons de coiffure. Beaucoup sont parfaitement innocents, mais certains établissements ne demandent guère d’effort d’imagination pour concevoir les activités auxquelles se prêtent les accortes jeunes femmes court vêtues qui en composent exclusivement le personnel.

Dans les quartiers des grands hôtels de luxe, et dans les zones fréquentées par les touristes, il est fréquent de se faire aborder par des rabatteurs, des souteneurs ou directement par des filles de rue, et de se voir proposer des « ladies, massage, good massage, body one-one« .

Il arrive que l’on vous suive à moto, répétant ces propositions jusqu’à la lassitude, avec une insistance qui n’a d’égale que celle dont font montre les cireurs de chaussures, eux s’acharnant à vous convaincre que vous ne pouvez pas décemment paraître en public avec des souliers aussi mal entretenus.

Que l’on ne s’y trompe pas, Saïgon n’est pas Bangkok, et il est loisible d’y déambuler très tranquillement.

Sur cette photo, il s’agit d’un « salon de coiffure ». Vous pouvez y recevoir un shampoing, une manucure, une pédicure, un massage facial relaxant, un masque au concombre, vous faire raser, tailler la barbe, épiler les sourcils, enfin y recevoir un soin complet. Vous pouvez même vous y faire couper les cheveux ! Mais il vous sera également proposé, dans l’arrière-salle et si vous êtes un homme, l’ouverture d’esprit des Saïgonais ayant des limites, des services autrement plus personnels.

Ces salons ont des gardiens stipendiés qui font office de rabatteurs et qui éloignent aussi les importuns, c’est la raison pour laquelle cette photo a été prise à bonne distance.

Il eût été aisé de passer outre mais je ne souhaitais pas gêner les employées par une attitude plus intrusive.

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