Libre voyageur

Flâneries indiscrètes dans un vaste monde

Amman, lendemain de cuite

Amman, Jordanie.

Ce fut là ma première impression de la Jordanie : un lendemain de cuite, où l’on se retrouve couché dans la rue, sans chaussures, un goût amer au coin de la bouche, des vêtements qui dégageant une âcre sueur, et qui ne sont pas les vôtres !

Après le Liban, et ses charmes sans cesse renouvelés, son histoire partout affleurante, la beauté des femmes, le parfum de la fleur d’oranger, la profondeur des regards, l’intelligence des sourires…

Après Oman, et, euh, la blancheur immaculée des dishdasha, la beauté virile et sophistiquée à la fois des Omanais, l’élégance helvético-arabe de ses zones résidentielles, la diversité des tenues de son Sultan-Ken. Ouais, je sais, mais que peut-on attendre de quelques pauvres pêcheurs illettrés qui tombent sur un trésor ? Ils deviennent simplement de riches pêcheurs illettrés.

Voici donc la Jordanie, et d’abord Amman, sa capitale. Après un premier malentendu avec un chauffeur de taxi, je débarque dans une ville crasseuse où le regard ne peut se porter que sur des hommes au faciès de brute, et sur quelques femmes voilées et mal fagotées.

Et puis, je grimpe les marches du vieil et majestueux amphithéâtre romain, et je vois deux jolies jeunes filles sauter joyeusement de gradin en gradin.

Et puis, surgit soudain une bande de gamins en roller, ils font la course, jouent à chat. Je regrette de ne pas avoir mes patins, je me serais fait quelques amis.

Et puis, le soleil apparaît et donne à la ville des couleurs enchanteresses. Les deux impressions se superposent désormais, adoucissant le tableau.

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