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Flâneries indiscrètes dans un vaste monde

Le viiza

Oran, République algérienne démocratique et populaire.

Le consulat de France à Oran.

Une forteresse enceinte de hauts murs barbelés, des véhicules lourds de la police et de la gendarmerie algériennes stationnés partout alentour, de nombreux policiers en faction dans l’ensemble du périmètre du bâtiment, et cette petite porte comme unique chemin vers le saint graal : le « viiza », comme l’on dit ici.

Quand on parle de « visa », c’est du visa Schengen qu’il s’agit, et il n’y a que trois administrations dispensant le fameux sésame à Oran : les consulats de France, d’Espagne et d’Italie.

Les règles d’attribution ou de refus demeurant mystérieuses, on se refile des rumeurs et des recettes : les Italiens refusent souvent, les Espagnols mettent trop de temps…

Il faut savoir que les consulats jouent au chat et à la souris avec les requérants : on vous dit soudain que le quota de visas est dépassé et qu’il va falloir attendre 6 mois pour pouvoir postuler à nouveau.

Il faut montrer patte blanche, obtenir un premier visa de 6 mois, le prochain sera d’un an, et peut-être que le cinquième ou le 6e vaudra pour 5 ans.

Et puis, les autorités françaises demandent des fiches de paie, des relevés bancaires, une assurance, un billet d’avion non remboursable, une réservation d’hôtel non remboursable, les deux perdus si le visa est refusé, et le refus peut toujours survenir, sans explication…

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