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Flâneries indiscrètes dans un vaste monde

Le Bab – La Porte

Haïfa, Israël.

Vue sur les pentes du Mont Carmel.

Haïfa est une ville côtière située au nord d’Israël, c’est la troisième ville du pays après Jérusalem et Tel Aviv.

Cité antique, tour à tour juive, byzantine, arabe, perse, arabe à nouveau, française après sa conquête par le jeune général Bonaparte, ottomane, puis siège de la petite colonie allemande des illuminés de la Société du Temple, sous mandat britannique après la Seconde guerre mondiale, c’est aujourd’hui une ville qui accueille une population mixte (mais pas mélangée), juive et arabe (dont des Chrétiens, des Musulmans et des Druzes), et qui est présentée comme un exemple de coexistence pacifique dans cette région tourmentée.

Les jardins que l’on voit descendre les pentes du Carmel appartiennent à la communauté Baha’i, une religion ésotérique fondée au XIXe siècle par Baha’u’llah (la Gloire de Dieu), un prophète perse, de son vrai nom Mirza Husayn Ali Nuri, mort dans une prison ottomane près de Saint-Jean d’Acre, non loin de Haïfa, où il est enterré.

Les jardins accueillent le mausolée au dôme doré du Bab (la Porte), un autre prophète iranien qui se disait le Mahdi, le messie de la foi chiite, et qui fut fusillé par les autorités persanes. Baha’u’llah présentait le Bab comme son devancier, un peu comme Saint Jean-Baptiste pour le Christ. Le fils de Baha’u’llah, Abd-al-Baha (le serviteur de la Gloire) est enterré à ses côtés.

Le Baha’isme est une religion de quelques millions d’adeptes, surtout en Iran et dans les pays anglo-saxons. On y prêche un pacifisme synchrétique, Moïse, Krishna, Bouddha, Jésus, Mahomet ou Baha’u’llah étant des manifestations du même Dieu.

Haïfa est la capitale du mouvement baha’i.

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