Libre voyageur

Flâneries indiscrètes dans un vaste monde

Narcissique à tendance mystique

Madrid, Royaume d’Espagne.

Musée du Prado.

Saint André et Saint François, par Le Greco.

À gauche, Saint André, l’Apôtre, frère de Simon Pierre, est reconnaissable par sa barbe blanche et par la croix caractéristique en forme de X (dite « croix de Saint André« ) qui aurait servi à le supplicier (à sa demande, parce que môssieur ne voulait pas être crucifié sur la même croix que le Christ, un vrai caprice à la Céline Dion), et qui fait aujourd’hui la joie des grands et des petits dans tous les bons donjons BDSM de France et de Navarre.

Il paraît que la fameuse croix ainsi que le crâne de Saint André sont conservés dans la Basilique Saint-André l’Apôtre à Patras en Grèce, où le brave homme aurait connu son terrible martyre. Un lieu de pèlerinage tout trouvé pour les dominas de tous poils.

À droite, Saint François d’Assise, cadet de Saint-André de quelques 12 siècles, ces deux-là auraient du mal à se rencontrer.

Le nom de naissance de Saint François était Giovanni (« Jean » en italien). Son père, riche marchand d’Assise, se mit à l’appeler Francesco (« français ») au retour d’un fructueux voyage en France.

Tous les « Francesco », « François » et autres « Francis » du monde tiennent donc leur prénom des juteuses affaires de papa Pietro Bernadone dei Moriconi.

Sans cette bonne fortune, nous aurions un impopulaire ex-président Jean Hollande, un chanteur-bricoleur Claude Jean, un cocasse Jean-Jean Copé, et surtout notre bon pape devrait s’appeler Jean XXIV…

On reconnaît le saint à sa robe brune, celle des Franciscains, l’ordre de moines mendiants qu’il fonda, et par la corde qu’il portait en guise de ceinture, par humilité, ce qui fait que les Franciscains sont aussi appelés « Cordeliers ».

Notez aussi les « stigmates », l’apparition des blessures du Christ sur les mains du « saint », François d’Assise étant le premier stigmatisé de l’Histoire de l’Église. Heureux homme !

Le personnage ayant montré toute sa vie les symptômes d’un trouble bipolaire, avec des crises d’exaltation délirante ou de profonde dépression, on peut assez facilement l’imaginer creusant ses paumes de ses propres ongles, ou se les tailladant frénétiquement à coups de couteau.

Après lui, les stigmates sont soudainement devenus à la mode chez tous les angoissés narcissiques à tendance mystique.

Chez les « saintes », l’usage du sang menstruel pour simuler des stigmates est un grand classique…

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