Libre voyageur

Flâneries indiscrètes dans un vaste monde

Obscénité

São Paulo, État de São Paulo, Brésil.

Place São Francisco, « Beijo Eterno » (baiser éternel), œuvre de l’artiste suédois William Zadig représentant un Français embrassant une Amérindienne, en référence et hommage à un poème d’Olavo Bilac.

Ce bronze fut d’abord installé Avenue Paulista, l’artère principale de São Paulo, mais les habitants l’ayant trouvée immoral, il fut déplacé dans le quartier de Pinheiros.

Considérée comme obscène par les riverains, la municipalité enleva la statue et la conserva dans un entrepôt pendant plusieurs années.

En 1965, le maire fit placer l’œuvre dans le Largo de Cambuci, elle fut reçue par un tollé et une pétition des résidents demandant son départ.
On la disposa précipitamment sur l’avenue du 9 juillet.

Là, un conseiller municipal vint à protester contre la lubricité de la sculpture, exigeant son retrait.

Finalement, les étudiants de la Faculté de Droit de São Francisco demandèrent à ce que l’œuvre réprouvée soit édifiée en face de l’université, là où on peut la voir aujourd’hui, enfin acceptée.

Pour l’anecdote, le poète Olavo Bilac fut la première personne à mourir dans un accident de voiture au Brésil, en 1918.

Douteux privilège.

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